De certains principes à l’obstacle

Obstacle équitation

Si l'on veut éviter la lutte, il est bon de commencer lentement, demander peu, laisser réfléchir, alors l'on ira vite

On a déjà beaucoup écrit sur le travail à l'obstacle, et je ne veux pas ici donner une leçon, ni même imposer une méthode mais simplement faire une constatation.

Encore trop souvent nous rencontrons des jeunes chevaux dont les prouesses à l'obstacle semblent étonnantes, et malheureusement tout cela au détriment d'un saut juste et d'une technique correcte tant de la part du cavalier que du cheval.

On cherche les hauteurs au détriments de la technique et de l'élégance. Sauter haut, beaucoup peuvent le faire, mais sauter bien ...

Trop d'exemples se présentent à nos yeux, de poulains qu

Trop d'exemples se présentent à nos yeux, de poulains qui au nom de la sacro- sainte rentabilité, se trouvent engagés dans des compétitions au-délà de leur capacité. Avant même qu'ils ne soient dressés de façon élémentaire , on les met sur les obstacles, bien souvent sans tenir compte de leur développement physique et psychique. Que de problèmes à résoudre pour le pauvre cheval, et loin d'obtenir quelque chose de correcte, l'on crée chez lui une association d'idées qui lui donnera la phobie de l'obstacle, et combien de séances de batailles pour un résultat bien souvent inexistant.

Pour le « redresser » quel travail!

Si l'on veut éviter la lutte, il est bon de commencer lentement, demander peu, laisser ré\léchir, alors on ira vite. Le dressage du cheval d'obstacle commence parallèlement au travail sur le plat. Il est important de ne faire sauter le cheval que lorsque la séance de travail sur le plat est bien comprise. Ceci lui permettra de garder son équilibre et de se servir correctement de son balancier sans crainte de la main.

A quelle allure faire sauter ? Je dirais que cela dépend du cheval, le saut au trot calme et muscle le cheval chaud, lui fait monter les épaules, l'oblige à basculer mais en contre partie il n'apprend pas au cheval à calculer ses battues, et le freine dans son impulsion.

Le saut au galop lui, permet de combattre une impulsion déficiente, aide le cheval à calculer ses battues, mais ne lui apprend pas à monter les épaules, et bien souvent il se sert de sa vitesse pour sauter donc il soigne parfois moins son saut et peu devenir négligeant sur certains obstacles .

Ne cherchez pas la hauteur ni la vitesse au début, seulement le maintien de l'impulsion, chaque cheval à sa propre cadence, et si vous l'attaquez ou le poussez trop fort, il fera des fautes. Donnez lui confiance et il sautera par plaisir .

Si un obstacle vous à donné des difficultés, terminez la séance après l'avoir franchi correctement, quitte à le baisser si vous avez été trop exigeant.

Ne cherchez pas à sauter tous les jours, le cheval doit être ménagé et garder le plaisir de l'obstacle. En dehors de l'obstacle, travaillez votre position, muscler votre cheval en faisant travailler l'engagement de ses postérieurs, car cet engagement est primordial, il aidera votre cheval à conserver son impulsion, l'aidera à assurer son équilibre et l'ajustement de ses foulées avant l'obstacle. Assouplissez le et maintenez le en souffle.

N'oubliez pas que l'on prépare le cheval pour une carrière, et non pas pour une épreuve.

Enfin, efforcez vous de faire des parcours harmonieux et coulant alors votre cheval prendra plaisir à sauter , et vous récolterez vite le fruit de votre travail.

By | 2017-05-01T20:03:13+00:00 mai 1st, 2017|Obstacles|0 Comments

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