De l’importance d’un bon pied

De l'importance du bon pied

Le pied est le siège des échanges entre le cheval et le sol, et de ce fait, il joue un rôle d’une importance capitale au bon déroulement de la locomotion. Le proverbe anglais « No foot, no horse » (pas de pied, pas de cheval) exprime bien l’importance de cet organe dans la motricité des équidés. Le pied est constitué par le sabot et par tous les organes que celui-ci contient.

Production cornée de l’épiderme, le sabot, se forme à partir de deux zones kératogènes : le bourrelet, situé à la limite du paturon, et le tissus velouté de la sole et de la fourchette. La corne de la paroi est constituées de tubes cornés, comparables à des poils collés les uns aux autres se dirigeant du bourrelet vers la face d’appui au contact avec le sol. L’épiderme du sabot, au niveau de la paroi peut être divisé en trois zones:

  1. de l’extérieur vers l’intérieur le Périonyx , cette zone s’oppose à l’évaporation de l’eau, et prolonge le périople situé dans le voisinage du bourrelet.
  2. la couche intermédiaire cornée appelée Kéraphylle,
  3. la couche interne vivante d’aspect feuilleté appelé tissus podophylleux qui s’unit avec la kéraphylle par une sorte de ciment ou de colle organique, et qui permet le passage de l’essentiel des forces mécaniques, unissant aussi la paroi à la troisième phalange et servant de relais avec les diverses pièces osseuses du doigt.

En dessous, les barres sont formées par une portion de la paroi du sabot qui se retourne vers l’avant dans la régions des talons. Les barres convergent vers le centre de la sole et délimitent un espace comblé par la fourchette qui en est séparée par deux lagunes latérales. Au centre de la fourchette se trouve la lagune médiane.

La sole quand à elle forme la majeure partie de la surface du pied et est située en regard du sol. La sole est constituée de tubes cornés qui prennent naissance à partir des papilles du tissus velouté sous-jacent. La sole étant légèrement convexe , elle ne supporte normalement pas le poids du corps du cheval durant la marche.

La paroi et la sole sont séparées l’une de l’autre par une zone de transition appelée ligne blanche, région à la fois plus fine et plus claire qui correspond à l’union de la kéraphylle (zone cornée de la paroi) et du tissu podophylleux ( tégument sur lequel la corne s’engrène).

La fourchette, zone souple et saillante, située dans la partie postérieure du pied, à la forme d’un coin enfoncé entre les deux barres externes et internes. Son tégument est constitué par une corne mince et souple , assez molle et facile à couper. de couleur plus foncée, son volume est dû au développement de la structure sous-jacente : le coussinet plantaire.

Entre la troisième phalange et les structure d’appui du pied s’interpose un très riche lacis veineux qui joue également un rôle important dans l’amortissement de la réception après le saut, ou des chocs durant les mouvements. En effet, quand le pied s’appuie sur le sol, le sang qui remplit ces vaisseaux veineux est chassé vers le coeur droit, ce qui contribue à la circulation de retour, mais aussi à l’amortissement des pressions à la façon d’un amortisseur hydraulique. La pression sanguine élevée permet le remplissage rapide du lacis veineux dès que l’appui cesse,c’est à dire, pendant le temps de suspension de la pro-traction. En revanche , une immobilité prolongée, ou un mauvais parage voir un ferrage inadapté peut provoquer la stagnation du sang dans le pied, créant alors de nombreuses lésions internes, et par voix de conséquence des boiteries importantes.

L’appui du pied se fait donc par la paroi, les barres et la fourchette . Il est important de bien préserver ses surfaces de transfert des forces mécaniques de la locomotion, afin de respecter le bon contact du pied avec le sol , et ainsi répartir de façon égale et uniforme les pressions.

By | 2017-05-17T21:15:31+00:00 mai 17th, 2017|allures et mécanismes|0 Comments

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